mercredi 24 juillet 2013

36-LE RESTAURANT










Je mange chaque jour, soit le midi, soit le soir, dans le restaurant végétarien de la rue principale de Kottakuppam. Il semble ce soit une maison tamoule traditionnelle qui serve de cadre et m'accueille avec son linteau en bois sculpté de perroquets affrontés. Je suis attentif à ne pas me heurter la tête au passage des portes basses. Je m'assieds toujours à la même table, dans l'angle nord-est, près de la rangée de colonnes noires, afin de voir toute la salle et d'entrevoir la cuisine par la porte ouverte surmontée de divinités encadrées. La pièce, dépourvue de lumière naturelle, est éclairée par des néons (photo 1).
Je prends le plat du jour qui, le midi, est du riz avec des pickles (carottes écrasées marinées avec des graines de moutarde) et le soir, du pain indien (servi sous la forme de deux crêpes feuilletées nommées paratha) accompagné de semoule aux légumes (korma) et d'un choix de trois sauces. A l'instar des hommes présents,  je mange avec les doigts de la main droite,  en enveloppant des portions de semoule aux légumes dans des petits morceaux de crêpe (photo 2) ; contrairement à eux cependant, je prends mon temps pour manger et bois de l'eau en bouteille.

35-LES MOTOS










Les deux-roues motorisés (scooters et motos dont la mythique Royal Enfield) constituent l'essentiel de la circulation en ville et composent une triple file ininterrompue dans les deux sens (photo 1-Rickshaws et zébus sont de la partie). Il y a simultanément, dans une même portion de boulevard,  plusieurs centaines de deux-roues garés et en déplacement. Dans les rues des écoles, aux heures d'entrées et de sorties, il y a d'ailleurs un tel agglutinement de motos que la circulation s' y voit interrompue. Hommes et femmes conduisent ces motos à califourchon mais lorsque les femmes sont passagères, elles montent encore en amazone.

Ce deux-roues est bien souvent le seul véhicule familial et il sert donc à tous les usages : sortir en couple, emmener les enfants à l'école et les collègues au travail ou transporter des marchandises. Ainsi, n'est-il pas rare d'avoir, en plus du conducteur (photo 2), trois ou même quatre passagers (lorsque l'un d'entre eux est un bébé) ! Certains des passagers laissent parfois leur place à une chèvre,  un carton, un meuble, quelques sacs de ciment ou une échelle. Il faut savoir que quasiment personne ne porte de casque ni n'utilise les clignotants, que la plupart des conducteurs téléphonent en se déplaçant, et que la moitié d'entre eux roulent de nuit sans lumière !




34-LES VELOS










Les vélos sont ici utilisés en grand nombre. Ils semblent calqués sur un modèle anglais des années 1940 (?) et se transmettre de génération en génération. J'aime leur allure ancienne, avec notamment la béquille fixée à la roue arrière (photo 1-Vélo-échoppe sur la Promenade).

Certains vélos sont repeints et entretenus, d'autres apparaissent rouillés et en mauvais état, d'autres encore sont disloqués et abandonnés sur le trottoir (photo 2-Trottoir de la rue principale de Pondichery).

C'est pour moi un véritable voyage dans le passé lorsque le véhicule accueille un passager sur le porte-bagages ou encore lorsque le conducteur, tenant le guidon d'une seule main, déploie avec élégance un parapluie de l'autre. Et que dire, lorsqu'un homme barbu, enturbanné et vêtu de blanc, traverse l'Inde magique ?